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Aubazine se situe à environ 450 kilomètres au sud de Paris, en région Limousin, dans le département de la Corrèze. La commune compte aujourd'hui 750 habitants. Notre bourgade du XIIe siècle mise sur son patrimoine, ses manifestations culturelles, son goût pour l'innovation à l'heure d'Internet. Le Tourisme tient une part importante dans le développement d'Aubazine : golf de 27 trous au bord du lac du Coiroux, 110 chambres sur l'ensemble de la commune, gastronomie réputée. Plus d'infos: Office de Tourisme B.P. 2 19190 AUBAZINE Tél / Fax : 05.55.25.79.93 e-mail :
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------------------------------------------------ VISITE GUIDEE: 1. ÉGLISE ABBATIALE L'église abbatiale cistercienne d'Aubazine est un édifice roman du XIIe siècle (la construction a débuté en 1156 et s'est achevée en 1190); c'était alors la plus grande église du Limousin avec un clocher roman unique (passage d'un plan carré à un plan octogonal par un système de gradins de pierres). Choeur et transept sont intacts, tandis que la nef n'a conservé que trois travées sur neuf à l'origine : au milieu du XVIIIe six travées ont été détruites par les quelques moines qui vivaient à l'abbaye et qui n'avaient plus les moyens de les sauver de la ruine... A voir dans l'église : le tombeau de St Étienne, l'armoire à objets liturgiques du XIIe (une des plus ancienne d'Europe), vierge de pitié du XVe en calcaire polychrome, "La chasse" en émail champlevé du XIIIe siècle... -------------------------------------------------------------------------------- 2. ABBAYE CISTERCIENNE Les bâtiments de l'abbaye, rassemblés autour du jardin de l'ancien cloître, ont été également construits au XIIe siècle. Les parties basses proposent, encore intactes, la salle capitulaire et la salle de travail des moines, voûtées d'arêtes. Les parties hautes ont été remaniées au XVIIIe siècle. -------------------------------------------------------------------------------- 3. MONASTERE FEMININ DE COYROUX A 600m du bourg se trouvent les vestiges du monastère féminin qui date de 1142, abandonné depuis 1791. Il ne reste plus en élévation que les murs ruinés de l'église, mais des fouilles, effectuées sur les site de 1976 à 1989 par le Centre de Recherches Historiques et Archéologiques Médiévales de l'Université de Limoges, sous la direction de Bernadette Barrière, ont notamment permis de restituer le plan des bâtiments monastiques et de déterminer les transformations majeures dont ils firent l'objet au cours des siècles... Cette maquette restitue le monastère en cours de construction au XIIe, à partir des découvertes archéologiques : l'église et le bâtiment des moniales sont représentés achevés ou en voie d'achèvement; les autres bâtiments en sont aux fondations; à gauche, la porterie voûtée en construction; à droite l'aqueduc amenant l'eau d'une source jusque dans le cloître. -------------------------------------------------------------------------------- 4. CHAPELLE GRECQUE Situé à 250m du bourg, le récent monastère féminin grec catholique ouvre ses portes sur une chapelle de style byzantin, couverte de fresques représentant la vie du Christ. -------------------------------------------------------------------------------- 5. CHEMIN DES MOINES Ce chemin a été tracé par les moines convers au XIIe siècle. Il servait de lien entre le monastère masculin et le monastère féminin... Il contourne le village. De nombreux chemins balisés permettent de visiter Aubazine au cœur de son histoire et de sa nature, entre pierre, eau et forêt. -------------------------------------------------------------------------------- 6. CANAL DES MOINES Construit par les moines d'Aubazine au XIIe siècle, ce canal de 70 cm de large serpente à flanc de montagne sur 1,5km. Aucun cours d'eau à proximité ne pouvait alimenter l'Abbaye d'Aubazine, alors le ruisseau "Le Coiroux" fut capté grâce à cet ouvrage d'art d'une qualité technique remarquable... Le canal est classé monument historique. Petite balade virtuelle sur le Canal -------------------------------------------------------------------------------- 7. CALVAIRE La statue de St Etienne posée sur un rocher ainsi qu'une petite chapelle, occupe se promontoire. Couchers de soleil sur la vallée de la Corrèze : à ne pas manquer. -------------------------------------------------------------------------------- 8. PUY DE PAULIAC Vous êtes au point culminant de la commune à 524m, une table d'orientation vous y attend. Ouest : vallée de la Corrèze et Brive. Nord : les monédières Sud : statue de Notre Dame de Roche de Vic et plus loin les causses du Lot -------------------------------------------------------------------------------- 9. DOLMEN En gneiss rose (la pierre d'Aubazine), formé de 3 piliers de - 2,50m - 2m - 0,60m - ce monument date du Mégalithique, dernier étage de l'époque néolithique (voilà 4000 ans). Il s'agit sans doute d'une sépulture. A cette époque l'homme fabriquait haches de pierre polie triangulaire, connaissait l'agriculture, l'élevage, la céramique et commençait à travailler le métal. -------------------------------------------------------------------------------- 10. CROMLECH Ce site est vraiment mystérieux : une clairière d'un diamètre de 40m, entourée de pierres dressées. Au centre un bloc renversé de 3,30m sur 1,20m devait être le menhir central : c'est le cromlech du Puy du Peuch, qui date comme le dolmen du néolithique (voilà 40 à 50 siècles). Il s'agissait sûrement d'un lieu de culte au soleil et à la lune. Les alignements sont liés au culte astronomique -------------------------------------------------------------------------------- 11. SITE DE ROCHE BERGERE Il s'agit de constructions en pierres plates, posées les unes sur les autres, sans ciment, ni mortier. Cette demeure est datée d'avant le XIIe siècle. -------------------------------------------------------------------------------- 12. SAUT DE LA BERGERE Un rocher majestueux, arrogant se dresse au-dessus du Coyroux, et sur le rocher, tout près du précipice, une empreinte, celle du pied de la bergère... La légende raconte que poursuivie par un mécréant, elle préféra se donner la mort plutôt que d'être "déshonorée". Notre homme allait la rattraper alors qu'elle se hissait sur le grand rocher. Pour lui échapper, elle sauta dans le vide... Mais au moment où elle allait s'écraser dans le lit du Coyroux, la bergère se sentit transportée par des bras invisibles qui la déposèrent avec douceur sur la mousse d'un rocher alors que son agresseur disparaissait dans les eaux tumultueuses du ruisseau...Ce site permet de faire de l'escalade aujourd'hui. -------------------------------------------------------------------------------- 13. CENTRE TOURISTIQUE DU COIROUX Ce remarquable parc touristique est situé à 5 km d'Aubazine. Sur 165 hectares, il comprend un camping, un plan d'eau de 24 ha, une plage aménagée, divers équipements sportifs (tennis, tir à l'arc, promenades équestres, sports collectifs), un golf 18 trous (avec un compact de 9 trous au bord du lac), un restaurant et une résidence hôtelière. UN PEU D'HISTOIRE:
du latin Obazina (forêt épaisse) transformé en Aubazine au XVIe siècle C'est au XIIe siècle que le lieu d'Obazine entre dans l'histoire. Au cœur d'un paysage aux collines boisées dominant à faible distance la vallée de la Corrèze, l'ermite Etienne de Vielzot, venu des confins de l'Auvergne et du Limousin, fait, vers 1135, le choix de ce modeste replat, particulièrement bien exposé et abrité, doté d'une source pérenne, pour implanter un monastère. Très vite, ses premiers disciples défrichent le site, créent les premiers jardins, ensemencent la terre, plantent vignes et arbres fruitiers, tout en construisant une église et les autres bâtiments nécessaires tant à leur vie de moines qu'à l'exploitation du terroir environnant. Dans le même temps, l'ermite Etienne fait également édifier, à 600m de là, dans l'étroit vallon du torrent du Coyroux, un autre monastère, destiné celui-là à des femmes qui avaient, elles aussi, fait le choix de vivre à l'écart du monde et selon ses préceptes. Ainsi, nouvellement colonisé et peuplé par une double communauté monastique, le site d'Obazine reçut-il en 1142 la visite de l'évêque de Limoges : il venait inaugurer en grande solennité chacun des deux monastères, installer officiellement chacun des deux groupes, et en confier la responsabilité à Etienne dès lors promu abbé. Quelques années plus tard, Etienne, soucieux d'assurer l'avenir des ses fondations, souhaita faire entrer celles-ci dans l'Ordre cistercien dont les objectifs monastiques et les conceptions austères se rapprochaient beaucoup des seins. Ayant, en 1147, défendu son projet devant tous les abbés cisterciens réunis à Cîteaux en chapitre général, il obtint gain de cause, non sans avoir d'ailleurs bénéficié de l'appui personnel du pape. L'ensemble Obazine-Coyroux appartint dès lors à l'Ordre cistercien, aux usages duquel l'on veilla à se conformer désormais. Ainsi, l'un et l'autre monastères, dont on eut soin de sauvegarder l'isolement, furent-ils reconstruits selon les normes cisterciennes. A Obazine même, ce sont ces bâtiments, édifiés dans la seconde moitié du XIIe siècle, qui constituent encore le cœur du village; et ils sont à considérer comme l'une des plus belles réalisations de l'art roman que le Limousin s'honore de posséder. Rejetant tout décor, par souci de dépouillement et d'austérité, les cisterciens furent attentifs en revanche à la qualité de la construction : aussi, ayant jugé la pierre locale -le gneiss- plus inapte à la taille régulière que le grès des environs, eurent-ils recours à ce matériau, malgré l'éloignement des carrières, et édifièrent-ils la totalité des bâtiments, de l'église aux bâtiments tant d'exploitation que d'habitation, en belles pierres de taille à joints vifs. En outre, ils eurent le souci de prévoir l'avenir en retenant un plan aux vastes dimensions, dans lequel l'église -malheureusement amputée depuis le XVIIIe siècle- avait 90m de long, le cloître 43m de côté. Enfin, la source dont le premier monastère s'était contenté, ne pouvait plus suffire à une communauté forte de plus de cent moines et frères convers, et qui, devant produire par elle-même ce qui lui était nécessaire, avait besoin d'une eau courante et abondante. L'absence de tout cours d'eau sur le site même faillit alors susciter le transfert vers un site nouveau mieux desservi, et qui eut pu être, en contrebas, la vallée même de la Corrèze. Mais l'attachement au site primitif, si bien exposé et déjà si bien mis en valeur, l'emporta finalement, et l'on chercha alors une solution autre : puisque l'eau ne se trouvait pas sur le site, il fallait( l'y conduire. Aussi, les cisterciens, excellents hydrauliciens, opérèrent-ils à 1,5 km d'Obazine, sur la partie amont du Coyroux, une capture à partir de laquelle ils aménagèrent un canal -le célèbre "canal des moines"- qui, après avoir suivi au flanc de la montagne la courbe de niveau de 350m, est brusquement lâché en direction de l'extrémité nord de l'enclos monastique établie 60m plus bas; ainsi parvenu à l'arrière du bâtiment réfectoire-cuisine, il alimentait un vaste vivier avant d'aller actionner trois moulins échelonnés sur la partie aval de son cours. Le "canal des moines", aujourd'hui classé Monument Historique tout comme l'ensemble des bâtiments et de l'enclos monastique, s'est parfaitement maintenu jusqu'à nos jours, de même que le vivier et l'un des moulins encore en activité il y a seulement quelques années. Dans le même temps, les moines d'Obazine, qui travaillaient à la construction d'un vaste patrimoine, que l'on trouve épars sur le Bas Limousin et le Haut Quercy pour l'essentiel, poursuivaient la mise en valeur du terroir alentour, défrichant, drainant, irriguant, créant étangs et moulins, et faisant d'Obazine et de Rochesseux les centres de deux vastes exploitations agricoles. Il semble que ce soit dans le courant du XIIIe siècle que l'abbaye soit parvenue au faîte de sa puissance, récoltant enfin les fruits de tous les efforts déployés. Mais déjà, le recrutement des religieux, et notamment celui des frères convers qui assuraient l'exploitation des domaines, était en net recul, et l'abbaye dut peu à peu faire appel à une main d'œuvre paysanne de plus en plus nombreuse, et renoncer par conséquent à son isolement primitif. Le mouvement s'accéléra lors des crises du XIVe siècle; la Guerre de cent ans, en particulier, fut fatale à la gestion rationnelle du patrimoine comme des bâtiments, et lorsqu'une restauration générale s'amorça dans la deuxième moitié du XVe siècle, ce fut sur des bases totalement nouvelles. Dès lors, du XVe au XVIIe siècle, les lieux changent progressivement de visage : des maisons paysannes, dont les détenteurs travaillent maintenant, moyennant le paiement de redevances, les terres du monastère, se construisent tout auprès des murs de l'enclos monastique, et l'abbaye se double ainsi peu à peu d'un bourg dont les maisons s'implantent sur ce qui reste d'espace disponible, c'est à dire le premières pentes du replat, hors les murs, en direction de l'ouest et du sud. La disposition des bâtisses est d'ailleurs telle que celles-ci semblent avoir déterminé une sorte de nouvel enclos pourvu de deux ou trois portes. Une nouvelle étape de l'histoire du site d'Aubazine fut franchie au XVIIIe siècle. L'abbaye ne comptait plus alors que quelques moines, et les bâtiments, l'église en particulier, menaçaient ruine. Il fut alors décidé, afin de pouvoir plus aisément préserver l'église, de détruire six des neuf travées de sa nef dont l'utilité n'était plus véritablement justifiée. Ce qui fut fait. L'espace ainsi rendu disponible devint une vaste place au cœur même du village, à la charnière de l'église, du monastère et du cimetière, et au point d'aboutissement de tous les chemins. Une nouvelle rangée de maisons vint au siècle suivant renforcer l'habitat préexistant sur le côté méridional de la place; elle-même fut équipée d'une fontaine dont l'eau coule en permanence dans un vaste bassin circulaire. Le bourg d'Aubazine avait désormais pris son visage contemporain, celui que le visiteur découvre aujourd'hui. Source: Site d'Aubazine http://www.ville-aubazine.fr
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