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Prose Détente
Vis J'ai pardonné des erreurs presque impardonnables, J'ai essayé de remplacer des personnes irremplaçables Et oublier des personnes inoubliables.
J'ai agi par impulsion, J'ai été déçu par des gens que j\'en croyais incapables, Mais j'ai déçu des gens aussi.
J'ai tenu quelqu'un dans mes bras pour le protéger.
J'ai ri quand il ne fallait pas.
Je me suis fait des amis éternels.
J'ai aimé et l'ai été en retour, Mais j'ai aussi été repoussé.
J'ai été aimé et je n'ai pas su aimer.
J'ai crié et sauté de tant de joies, J'ai vécu d\'amour et fait des promesses éternelles, Mais je me suis brisé le cœur, tant de fois !
J'ai pleuré en écoutant de la musique Ou en regardant des photos.
J'ai téléphoné juste pour entendre une voix, Je suis déjà tombé amoureux d\'un sourire.
J'ai déjà cru mourir par tant de nostalgie et... J'ai eu peur de perdre quelqu\'un de très spécial (Que j'ai fini par perdre)... Mais j'ai survécu !
Et je vis encore ! Et la vie, Je ne m’en passe pas ... Et toi non plus tu ne devrais pas t’en passer. Vis !!!
Ce qui est vraiment bon, C'est de se battre avec persuasion, Embrasser la vie et vivre avec passion, Perdre avec classe et vaincre en osant, Parce que le monde appartient à celui qui ose.
Et la vie est beaucoup trop Pour être insignifiante !
Sir Charles Spencer Chaplin
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DEMAIN, DES L'AUBE...
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends. J'irai par la forêt, j'irai par la montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées, Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit, Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées, Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe, Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur, Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
Victor HUGO (1802-1885)
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SI J\'ETAIS LE BONHEUR Si j\'étais le Bonheur, je voudrais que la vie Fut pour tous un beau rêve ; j\'irais furtivement Effacer dans les cœurs les chagrins, les ennuis, Je me ferais petit et puis, bien doucement, Je viendrais me glisser dans un lieu de misère, Près du déshérité pour consoler son cœur. Je m\'en retournerais, heureux d\'avoir pu faire D\'un humble galetas, un foyer de bonheur. Si j\'étais le Bonheur, ô toi, vie si amère, O toi qui as déjà fait tant verser de pleurs, Je te rénoverais, je voudrais que les mères Au chevet de l\'enfant, sentent que ce cher cœur Ne leur réservera ni chagrin, ni tourments. Aux vieillards je ferais une existence douce Et le déclin de vie serait, pour eux, charmant. Ayant semé partout la joie et le bonheur Alors je dormirais la conscience légère. Que je serais heureux !...Comme au fond du cœur, Voyant autour de moi la joie sur les visages, Un éclair enchanteur rayonner sur les fronts, Lors je pourrais mourir, j\'en aurais le courage, Puisque j\'aurais semé le bonheur à foison. Auteur inconnu
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L'ANGE Dieu se lève, et soudain sa voix terrible appelle De ses ordres secrets un ministre fidèle, Un de ces esprits purs qui sont chargés par lui De servir aux humains de conseil et d'appui, De lui porter leurs vœux, sur leurs ailes de flamme, De veiller sur leur vie, et de garder leur âme; Tout mortel a le sien : cet ange protecteur, Cet invisible ami veille autour de son cœur L'inspire, le conduit, le relève s'il tombe, Le reçoit au berceau, l'accompagne à la tombe Et, portant dans les cieux son âme entre ses mains, La présente en tremblant au juge des humains. C'est ainsi qu'entre l'homme, et Jehova lui-même Entre le pur néant et la grandeur suprême, D'êtres inaperçus une chaîne sans fin Réunit l\'homme au séraphin. C'est ainsi que, peuplant l'étendue infinie, Dieu répandit partout l'esprit, l'âme et la vie. Alphonse de LAMARTINE
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PRIERE DU CHIEN Quand je naîtrai, tu me choisiras Et pour la vie tu me garderas. Et si parfois dans ta maison je m\'oublie Pardonne-moi je suis encore petit. Tu verras quand je grandirai Propre, très sage, je deviendrai. Je ne te demanderai presque rien, Une caresse et un peu de pain. En échange, je veillerai sur tes biens Et ne laisserai personne importuner les tiens. Mon amour et ma fidélité grandiront pour toi, Tu seras mon univers, mon avenir et ma joie. Tu seras mon seigneur et mon maître Ton esclave et ton enfant je veux être. Sans hésiter, je te donnerai ma vie Mais, s'il te plait, je t'en supplie Ne m'abandonne pas...
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JE PEUX Si tu te crois battu, tu le seras. Si tu n'oses pas, tu n'auras rien. Si tu veux gagner, mais si tu t'en crois incapable, Il est presque certain que tu ne gagneras pas. Si tu crois que tu vas perdre, tu es perdu, Car, dans le monde, on se rend compte Que le succès dépend de la confiance en soi. Tout dépend de notre état d'esprit. Les batailles de la vie ne sont pas gagnées Par les plus forts, ni les plus rapides, Mais par ceux qui croient en eux. En pensant toujours : "JE PEUX"
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