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Eh oui ! Comme dans la chanson "los jorn frojan" “les jours rallongent peu à peu”, mais le mois, "pechaire", est un peu petit... “Tot parier” (tout de même) “Belier, lo pus pitit, es lo pus coquin” (février le plus petit est le plus farceur) Il a donné deux jours à "genier" (janvier) pour tuer la vieille qui représente la vieille année. “Presta belier”(prête février) Sarra genier (étreins janvier) Picarem la vielha (nous pincerons la vieille) Dins lo femorier, (dans le tas de fumier) La vieille qui se réchauffait au fumier ne voulait pas mourir : “Tant mai la velha anava (plus la vieille allait) Tant mai ne’n apreniá” (plus elle en apprenait) Mais le printemps s’approche et il faut laisser la place. “Per Nostra Domna chandelosa” (pour la Chandeleur ) et ses“crespas” (crêpes) on n’oublie pas de verser quelques gouttes de cire de la chandelle sur les vêtements pour se protéger des "tralutz" (ennuis). Enfin c’est la grande fête très ancienne de Carnaval avec “lo dimars gras”(mardi gras) où l’on fait ripaille. En Limousin, on mange le”Bulit d’aumalha”(Pôt-au-feu de bœuf) en réservant un peu de bouillon pour les animaux. Mascarats (déguisés), les jeunes brûlent ou noient en chantant “Monsur Carnavau”, accusé de tous les péchés du monde. “Adiu paubre, adiu paubre (adieu pauvre, adieu pauvre) Adiu paubre Carnavau ( adieu pauvre Carnaval) Carnavau era un paubre òme (Carnaval était un pauvre homme) Qu’aviá fach son testament (qui avait fait son testament) Tu te’n vas e ieu damore (Tu t’en vas et je reste) Per minjar la sopa d’òli (pour manger la soupe d’huile) Per minjar la sopa de lard” (pour manger la soupe de lard) Et en laissant la vieille année et tous nos péchés… tout neuf... on repart en farandole en chantant : “Carnavau, codena, codena (Carnaval couenne, couenne) Carnavau, codena de lard” (Carnavau, couenne de lard). Ivon Bales |